"Mon regret, les emmener dans cet enfer si prés de leurs rapatriements

aucun problème autant que moi, ils désirent ce combat

persuadés que nous allons en transformer l'issue."

(Général BIGEARD 15 mars 1954.)

 

 

 

L'ANNEE DU SACRIFICE.

 

 

 

 

Durant cette année le 6ème BPC va opérer principalement:

Janvier à Février : Au LAOS.

Mars: Dans le DELTA jusqu'à la chute de DIEN BIEN PHU.

 

Avec l'aimable autorisation de DUDULLE 69 avec un grand MERCI.

 

1 Janvier 1954,

 

7 Heures 30:

Le 6 fait mouvement sur BAN PHO XAY, 10 kms à l'Est de BAN PHAK KAD.

Nouveau point d'appui.

MISSION:

Prendre contact avec le CAPITAINE du poste de BAN HINE SIU.

Et rentré en contact avec l'ennemi et clané des renseignements.

17 Heures:

BIGEARD envoie 2 embuscades.

- 1ère Compagnie et la 3ème sont poussées à BAN KOK DENG (4 kms au Nord)

avec pour mission de tendre des embuscades au Nord et Nord-Est de ce village.

R.A.S.

 

2 Janvier 1954,

 

Envoie d'embuscades toujours plus loin.

Une section de Laotiens attaquée au Nord de BAN HINE SIU ce repli.

BIGEARD rend compte au commandement,

"les viêts semble intéresser à la cuvette de BAN HINE SIU"

 

3 et 4 Janvier 1954,

 

Le 6 reprend sa progression, passe le poste de BAN HINE SIU,

puis remonte 10 kms plus au Nord et s'installe à BAN SOM HONG.

Les renseignements se précisent, 2.500 viêts auraient franchi la rivière au Nord du 6,

et se dirigeaient au Sud de leur position.

 

5 Janvier 1954,

 

OBJECTIF: Le village de BAN NA SONG KHONE.

La 3ème Compagnie est poussée au jour Vers L'Ouest, village de BAN NA SONG KHONE.

La 2ème Compagnie est poussée plein Nord.

La 1ère Compagnie et La 4ème Compagnie en réserve, assurent le contrôle du village et des pistes Nord-Est et Sud.

 

7 Heures 15:

La 2ème Compagnie est en marche en colonne par un.

 

7 Heures 45:

La 3ème Compagnie progresse sur la piste,

opérant par petites patrouilles qui occupent les points de passage obligés.

A mi-chemin BAN SOM HONG et de BAN NA SONG KHONE,

la 3ème Compagnie est violamment accrochés par de forte éléments

Viêts réguliers vraisemblablement du régiment 66 de la 304.

 

8 Heures 45 :

La 2ème Compagnie rappelée s'engage sur la piste Ouest du village

et épaule la 3ème Compagnie.

 

Plusieurs assauts Viêts sont stoppés sur place.

Par contre la progression les deux Compagnies engagées est également

stoppée par une végétation impénétrable et un feu Viêts très nourri,

déclenché à chaque amorce des Compagnies.

Intervention massive de l'aviation sur les pistes débouchent à BAN SOM HONG et BAN KOK DENG,

ainsi que les pistes reliant la position à BAN HINE SIU, tombé au cours de la matinée.

 

9 Heures 30:

Le Lt LEBOUDEC prend contact avec BIGEARD.

-" Objectif atteint, nous sommes à BAN NA SONG KHON"

 

Une section est devant sur la lisière Nord,

le reste de la Compagnie en protection sur la lisière Est.

 

 

Le LT ALLAIRE sent le traquenard il a remarque que le village était vide d'habitude les occupants sont là.

Et d'autres signes qui ne trompe pas.

Il fait mettre ses mortiers en batterie, aussi celle rester avec le P.C de se tenir en alerte.

Soudain le feu éclate, une fusillade d'une intensité inouie, venu de tous côtes.

Le bruit est si fort,

si assourdissant que les hommes ne s'entendent plus, même en hurlant.

Il est impossible de communiquer par radio, impossible de se rendre compte de la situation.

 

En dépit de leur prudence, tous les chefs de section sont accrochés.

Les paras se sont jetés à terre ou se sont accroupis à l'abri des arbres,

ripostant sur des viêts innombrables.

Certaines sections ont beaucoup de casse en tête de compagnie

comme celle du LT DATIN.

 

Le LT ALLAIRE a fait donner les mortiers.

Très vite ses premiers obus arrivent sur la lisière NORD.

Permettant le dégagement de la section du LT DATIN.

Les commandos décrochent,

abandonnent le village qui offre une belle cible aux snipers ennemis.

 

Imperturbable le LT ALLAIRE continue à tirer aux mortiers.

Déjà les silhouettes en vert s'intercalent entre les paillotes, à moins de 30 mètres.

 

"Démontez, emmenez"

L'équipe de pièce s'arc-boute,

arrachant péniblement le mortier de sa gangue de glaise enfoncé.

Les viêts se ruent à l'assaut.

Ils sont presque sur les mortiers, que les servants arrive à se dégagés!.

Par radio le LT ALLAIRE a fait raccourcir la trajectoire

de ses mortiers et réussis à arrêter le débouché des sections d'assaut.

 

Un peu plus loin le Lt LEBOUDEC a reformé les rangs, rétablissant sa ligne de défense.

Pendant 2 heures les accrochages se poursuivent.

 

(Aménagement au centre du camps)

 

10 Heures:

Le bilan et lourd pour la 3ème Compagnie,

5 Tués et 12 Blessés.

 

10 Heures 30:

Le poste de BAN HINE SIU au Sud du 6e

vient de tombe aux mains de l'ennemi.

De retour à BAN HOM SONG,

les paras comprennent que le village est encerclé.

Toutes les patrouilles trouvent le contact au plus prés.

 

En fin d'aprés-midi des éléments Viêts sont aperçue semblant déborder par le Sud

la position tenu par les 2 Compagnies.

 

A la tombé de la nuit,

BIGEARD a alerté SENO.

"Nous serons attaqués cette nuit demande luciole et chasse en alerte."

"Et le repli."

"Demain peut-être, mais il est impossible de tenter quoi que ce soit dans l'obscurité."

 

Dans leurs emplacements,

les paras sont aux aguets l'arme prête.

 

L'attente est éprouvante.

A épier tous les échos, à discerner parmi les bruits de la jungle,

ceux qui indiquent que l'assaut est proche.

La position tenu par les 2 Compagnies.

 

Bilan de la journée:

5 Tués pour le 6, et 17 Blessés tous évacués par hélicoptère.

Pertes Viêts 80 Tués dénombres,

12 fusils, 2 F.M d'assaut récupérés,

grenades, mines, documents récupérés.

 

6 Janvier 1954,

 

Jusqu'au jour les sentinelles veillent.

Mais inexplicablement, l'ennemi ne se montre pas.

Toute la matinée des patrouilles son envoyés dans toutes les directions

pour tenter de trouver une faille dans le système ennemi.

 

L'embuscade placée par le 1ère Compagnie au Sud du dispositif

abat un Viêt et récupère 1 P.M.

La 2ème Compagnie pousse un élément en direction de BA NA SONG KHONE,

un viêt est abattu à l'Ouest de la position.

12 Heures:

Une patrouille revient signale qu'une piste non gardée à l'Est.

Elle s'enfonce dans la jungle.

BIGEARD décide avec ses commandants de compagnies,

un départ pour 15 heures, la 1ème Compagnie décrochera à 17 heures.

 

15 Heures:

Mouvement du Bataillon sur BAN SONG HONG

La vie où la mort du Bataillon dépend de sa fluidité,

du silence absolu qu'il sera capable d'observé.

Mais surtout de la baraka.

 

Une à une les compagnies abandonnent leurs emplacements et s'enfoncent dans la brousse.

En silence et allégée au maximum, seule la 1ème Compagnie reste.

 

17 Heures:

La 1ème Compagnie quitte sont emplacement, en accélèrent le mouvement.

Tout est calme.

Le village de BAM HOM SONG et rendu au silence.

Le derniers paras rendre sous les arbres.

 

17 Heures 30:

Le silence est soudain brisé par les mortiers ennemis,

un barrage classique, préludant à un assaut en règle.

 

Toutes les armes crachent à la fois, d'un coup elles se taisent.

La 1ème Compagnie marche à cadence rapide, si l'ennemi a frappé dans le vide,

il ne va pas tarder à entamer la poursuite.

 

La mécanique tourne à plein et une à une,

les sections prennent le relais formant un bouchon sur la piste.

 

Les 5 compagnies sont maintenant engagées vers L'Est,

Ca va craquer... mais ou ? en tête ? en queue ?.

Les minutes passent interminables.

 

Le régiment 66, a pour mission d'anéantir le 6e.

Le contact est établi les mat 49 claquent sèchement en queue de colonne,

mais la réaction du 6 et aussi sèche et brutale.

 

 

 

Une section viêt est arrêter à bout portant,

par des nids de résistance se repliant au bout de 5 mns,

protégés par un autre bouchon, aussitôt mis en place.

 

Un village est atteint ses accès occupés en force par la compagnie de LT TRAPP.

Tandis que le bataillon défile au pas de course et s'enfonce de nouveau dans la forêt plein Sud.

 

Pendant ce temps les bearcats mitraillent sans répit la piste jalonnée aux fumigènes.

A force de buter sur des réactions inattendues, les tranchants ennemis s'émousse la pression diminue.

La dernière compagnie décroche le bataillon est passé.

 

L'allure ne ralentie pas.

 

"La Boutique" continue sans perdre un seul instant de sa cohésion.

Les sections progressent en "perroquet" sans un à coup.

 

LA NUIT TOMBE,

La progression continue chacun sent que la partie n'est pas encore jouée.

 

Les viêts débouchent dans une clairière

essayent une manoeuvre d'enveloppement par les ailes, mais ils n'ont pas le temps,

la 2ème Compagnie et disposée en ligne de front et ouvre le feu de toutes ses armes.

En l'air les bearcats rameutés par radio s'en donnent a coeur joie avec autant de viêts dans une clairière.

 

Mais les viêts s'accrochent,

BIGEARD harcèle ses avant-gardes, l'ennemi n'abandonne pas facilement la chasse.

Pour les dérouter,

BIGEARD envoie les dakotas larquè des lucioles loin au Nord de son itinéraire.

L'allure de la colonne ne ralentit pas malgré les obstacles.

 

Bilan de la journée:

2 Blessés légers de la 1ère Compagnie.

Pertes Viêt: 40 Tués et Blessés dénombrés,

2 F.M récupérés.

 

7 Janvier 1954,

 

4 Heures:

UNE RUMEUR...

"On n'a gagné, ils ont abandonné la poursuite."

Le régiment 66 est tombé dans le piége il s'est lancé à la poursuite des lucioles.

 

Le Bataillon poursuit son mouvement toute la nuit par

BAN KOUD KHEN, BAN NA HANG HOI, BAN DONG THA DA.

 

9 Heures:

Le Bataillon fait liaison avec le 3ème BPVN au gué de BAN NA DONG.

 

10 Heures:

Le Bataillon s'installe (Aucune indication sur le lieu.),

en protection d'une batterie d'artillerie.

 

Rien d'autre à signaler pour le reste de la journée.

 

 

8 Janvier 1954,

 

Le Bataillon s'installe en P.A défensif (Aucune indication sur le lieu.)

Des émissaire et patrouilles sont lancés en toutes directions R.A.S.

(Aucune indication sur les compagnies et les lieux.)

Arrivée du Capitaine THOMAS, adjoint au chef de corps avecle LT PORCHER

avec un renfort de 30 hommes de la B.A.

 

9 Janvier 1954,

 

Poursuite des travaux.

Aération du P.A. toutes directions.

R.A.S.

22 Heures:

Receuil du 3éme B.P.V.N. au gué de BAN NA DONG.

 

10 Janvier 1954,

 

Reconnaissance lancée vers PHUKKHA HNIA

par la 1ère Compagnie.

Liaison avec le 2/3 R.T.A. par la 2ème Compagnie au village

de BAN THONE NINE NE.

Rien d'autre à signaler.

 

11 Janvier 1954,

 

15 Heures 30:

Le Bataillon à 4 Compagnies légèrs effectue un raid de va et viens sur BAN HINE SIU

en vue de récupérer quelques blessés du 3ème B.P.V.N. restés dans le poste.

 

19 Heures:

La 2ème Compagnie atteint l'objectif, huit blessés sont récupérés

et ramenés à BAN NA UONG.

 

22 Heures 30:

Le Bataillon arrive à BAN NA UONG.

 

12 Janvier 1954,

 

Aménagement des positions.

R.A.S.

 

13 Janvier 1954,

 

Rien à signaler pour cette journée.

Renfort de 11 hommes et départ de 26 hommes sur la B.A.

 

14 Janvier 1954,

 

Seul mouvement de la journée

le LT PORCHER rejoint la B.A. avec 13 hommes.

 

 

15 Janvier 1954,

 

Le Bataillon fait mouvement de BAN NA UONG à la côte 157.

(Aucune indication sur le lieu.)

 

Puis pousse une reconnaissance vers BAN KOUT XOUNG.

R.A.S.

 

16 Janvier 1954,

 

Reconnaissances envoyées à BAN KOUT XOUNG et BAN NA SONG KHONE.

( Aucune indication sur les compagnies.)

 

17 Janvier 1954,

 

Le Bataillon relevé par le 1er B.P.C. fait mouvement sur BAN NA UONG.

 

16 Heures 30:

Arrivée du Bataillon à BAN NA UONG.

 

18 Janvier 1954,

 

Le Bataillon fait mouvement à pied sur DONG HENE, puis est enlevé par camions jusqu'à SENO.

Ou il s'installe en réserve au P.A.

 

19 Janvier 1954,

 

Installation sur les positions.

R.A.S.

 

Du 20 au 31 Janvier 1954,

 

Aménagement du P.A "REPOS" et instruction.

 

Etat recapitulatif des pertes:

10 Tués au combat et 22 Blessés.

 

 

 

FEVRIER 1954,

 

L'effectif opérationnel est de 612 parachutistes.

 

1er FEVRIER 1954,

 

Le Bataillon est stationné à SENO, où il occupe les P.A.

( Aucune indication sur les compagnie et les lieux.)

 

Dans la journée R.A.S.

 

2 FEVRIER 1954,

 

La 4ème Compagnie part en reconnaissance dans la région,

de SAN NA PHANG.

Installée en point fort elle lance des émissaire sur

BAN PHONE NGAM, BAN HINE SIU et BAN NA UONG,

R.A.S. sur les villages.

 

Pour les autres Compagnies instruction.

 

3 Fevrier1954,

 

La 4ème Compagnie pousse des reconnaissances sur BAN PHONG PHANG

et BAN NA CHANE.

Aucune présence viêts n'est signalée dans ce secteur.

 

16Heures:

La 4ème Compagnies rejoint SENO relevée par la 1ère Compagnie.

Les 2ème et 3ème Compagnies continuent l'amélioration des travaux de défense et l'instruction.

 

4 Fevrier 1954,

.

Aménagement des unités dans leurs P.A Est de SENO.

P.C., C.C.B. et 2ème Compagnie ensemble et les autres Compagnies seules en P.A.

(Aucune indication sur les lieux.)

 

5 Fevrier 1954,

 

- Construction d'emplacement de repos pour les hommes.

- Reconnaissance des plans de feux.

- Recensement du matériel de secteur laissé à la charge du Bataillon.

Rien d'autre à signaler pour la journée.

 

Du 6 au 13 Fevrier 1954,

 

Aucune information sur l'emploi du temps du Bataillon.

 

Du 14 au 23 Fevrier 1954,

R.A.S.

 

24 Fevrier 1954,

 

21 Heures:

Le Bataillon à quatre Compagnies légères est enlevé par camions.

 

23 Heures:

Débarque aussitôt les compagnies 1, 2 et 3 continuent leurs progressions à pied

et installes des fortes embuscades.( Aucune indication sur les lieux.)

La 4ème Compagnie reste en place en protection P.C. et des véhicules.

Rien à signaler

 

25 Fevrier 1954,

 

Pour cette journée des reconnaissances sont poussées sur

BAN PHAK KHADA, BAN PHOM HGAM et BAN THAT DRNG.

( Aucune indication sur les compagnies.)

 

Des émissaires sont envoyés à BAN KOK DENG.

Dans les 4 villages aucune trace de passge de viêt récent.

 

18 Heures:

Le Bataillon rentre à sa base de SENO et réoccupe ses emplacements.

 

26 Fevrier 1954,

 

R.A.S.

 

27 Fevrier 1954,

 

Visite de Général GILLES commandant les T.A.P.I. et L' E.D.A.P.

et du Colonel SAUVAGNAC.

Rien d'autre à signaler

 

28 Fevrier 1954,

 

Début de l'aérotransport du Bataillon sur HANOI.

 

MARS 1954,

 

L'effectif du Bataillon et de 862 parachutistes.

 

1 Mars 1954,

 

Les derniers éléments du Bataillon arrivent à HANOI.

 

2 Mars 1954,

 

Le Bataillon est au "REPOS" au séminaire.

 

3 Mars 1954,

 

BIGEARD est convoqué par le général COGNY

le 6 doit aller de suite sur l'aérodrome de CAT BI à HAIPHONG.

 

MISSION:

Montait la garde auprès des avions, menacés par des saboteurs viêts.

Prendre contact avec le LT-COLONEL BRUNET.

 

Aucun mouvement pour le Bataillon.

 

4 Mars 1954,

 

20 Heures:

Le Bataillon fait mouvement par voie ferrée sur HAIPHONG.

Il est enlevé par camions en direction de l'aérodrome de CAT BI.

 

21 Heures:

Installation du Bataillon dans la base.

 

Le Premier contact entre les deux hommes ne sera pas sans problème,

Le LT-COLONEL n'a pas précisé du tout l'arrivée du Bataillon sur sa base.

 

Mais BIGEARD comme à son habitude ne s'était pas laissez marché sur les pieds.

 

5 Mars 1954,

 

Organisation et implantation des Compagnies.

 

 

6 Mars 1954,

 

Reconnaissance détaillé par unité.

Reconnaissance zone de KIEM AN ( Aucune indication sur les compagnies.)

pour préparation embuscades.

 

7 Mars 1954,

 

Le Bataillon est alerté au profit de la base de CAT BI

 

1 Heures 35 :

Attaque d'un commando suicide venu incendier un appareil et capturé hors de l'enceinte

de la base par la section du Lt DATIN.

Bouclage effectué limite Sud du terrain, camp, route de DOSON.

 

11 Heures:

Retour des unités.

 

Bilan:

1 Homme de troupe Blessé.

4 Viêts Tués, 3 prisonniers.

Grenades, équipements et bouteilles incendiaires récupérés.

 

Après cet épisode le LT-COLONEL BRUNEL va

accepte de revenir sur ses préventions et mettre au point avec BIGEARD

les modalités de la protection de la base.

 

 

 

 

8 Mars 1954,

 

Reconnaissances effectuées série village Nord du terrain aviation.

Préparation embuscade sur digue Nord-Ouest.

 

Reconnaissance effectuée sur TINH HAI HOPLE,

PHONG CAU, Sud DOSON et KIEN AN.

Pour embuscade de nuit.

 

9 Mars 1954,

 

Dans la nuit jusqu'au matin les embuscades sont dressées mais rien à signaler.

 

Dans la journée implantation des compagnies autour des 4 parkings principaux.

 

10 Mars 1954,

 

Patrouille dans zone village Nord du terrain.

Patrouille Sud HOPLE.

(Aucun indication sur les compagnies.)

 

11 Mars 1954,

 

Fin de journée:

 

Transport sur HAIPHONG et retour.

Le Bataillon est rassemblé CAT BI.

 

12 Mars 1954,

 

Une préparation du bouclage de la région de HOPLE.

Rien d'autre à signaler.

 

13 Mars 1954,

 

3 Heures 15 :

Départ de l'opération fouille de la région HOPLE.

15 hameaux sont fouillées.

(Aucune indication sur les compagnies et les lieux.)

 

16 Heures:

Rassemblement à CAT BI.

 

Bilan:

Quelques suspects remis au chef de district.

 

14 Mars 1954,

 

Le Batillon fait mouvement par route en direction de GIA LAM.

 

15 Heures:

Le Bataillon se rassemble à GIA LAM.

 

16 Heures:

Installation défense terminé.

 

- 2 Compagnies à BAT NGOC THI.

- 1 Compagnies à TU DINH THON.

(Aucune indication sur les Compagnies.)

 

R.A.S.

 

15 Mars 1954,

Le Bataillon est en alerte aéroportée au profit du camp retranché de DIEN BIEN PHU.

 

Le Bataillon fait mouvement sur HANOI.

 

BIGEARD était dans le bureau du Général COGNY.

"J'ai besoin de vous à DIEN BIEN PHU Tout va mal.

Vu de HANOI, l'affaire me paraît mal commandée..."

 

BIGEARD a compris,

une longue route, des efforts incessants vingt mois écoulés de la fatigue, du sang.

Une fois de plus probablement on lui demande de se sacrifier.

Doit-il envoyer en enfer ces hommes qui sont arrivés au terme de leur séjour ?

 

" Mon général, mon Bataillon en 20 mois d'Indochine

n'a jamais eu le temps de souffler.

Mes hommes ont mérité de rentrer en FRANCE"

" Non BIGEARD. Votre bataillon est indispensable."

"Quand sautons-nous?"

"Demain"

" Saut vers 15 Heures sur une DZ à proximité

du point d'appui d'"ISABELLE", à 6 kilomètres au Sud de DIEN BIEN PHU.

- Saut terminé regroupement du bataillon puis progression vers DBP."

 

Retour au séminaire où il convoque les commandants de Compagines.

 

"Messieurs nous sommes en alerte aéroportée.

Notre mission: Renforcer la garnison. Demain nous sautons sur DIEN BIEN PHU"

" Je sais ce que vous pensez, reprend BRUNO,

Nous avons été de toutes les fiestas et nous avons, dans les jambes, un sacrés nombrent de kilomètres."

 

" Ca va mal. les Thais qui tenaient le piton "Anne-Marie"

ont abandonné leur position sans combat.

Ils ont décidé que cette affaire ne les concernait plus et sont rentrés à la maison."

"Et le Colonel commandant l'artillerie s'est suicidé dans son abri."

 

"J'ai demandé à COGNY de vous laissez tranquilles, et lui ai dit

que j'étais prêt à partir avec n'importe quel autre Bataillon !..."

 

"Mon commandant, réplique TRAPP,

vous ne pensez tout de même pas que nous souhaitons rester hors du coup ?

Nous sommes fatigués, nous désirons tous rentrer en France.

Mais ce que nous souhaitons ne compte pas."

 

" Tout à fait d'accord, enchaîne BOURGOIS

nous sommes les meilleurs.

Nous partirons avec vous. C'est normal."

 

J'ai contacter le général pour cette "anectdode"

"Je m'en souviens comme si c'était hier... (Le ton de la voix du général a changer)

Beaucoups ne font pas en revenir... D'autres en reviendrons mais atteint dans leurs chairs

Ils savent aussi que leur mission à DIEN BIEN PHU relève du sacrifice."

Mais pour fnir une phrase qui me restera dans mes oreilles pour le reste de ma vie.

"Merci MR DAMONGEOT pour votre travail et de leurs rendrent hommages.

ILS LE MERITES."

 

 

 

 

Quelques heures avant d'être largué sur DIEN BIEN PHU.

(Un Verdun dans la jungle.)

 

Le général BIGEARD aura cette remarque.

" Mon regret, les emmener dans cet enfer si prés de leur

rapatriment aucun problême, autant que moi, ils desirent

ce combat persuadés que nous allons en transformer l'issue."

 

.Reverront-ils HANOI et leur séminaire.

16Mars 1954,

LE DERNIER SAUT.

L'effectif du 6 est de 613 parachutistes.

7 Heures:

Les camions chargés des paras du 6

quittent le séminaire situé à l'Est de HANOI pour se dirigé vers l'aéroport.

 

Une fois sur le tarmac les hommes s'équipent de leurs parachutes.

 Bien qu'ils aient fait ces gestes des dizaines de fois,

chacun vérifie que son voisin a bien installé son" pépin".

Puis c'est l'attente.

 

9 Heures:

Le P.C de DE CASTRIES envoie un message,

indiquant que l'opération aéroportée peut avoir lieu

et que la zone de saut n'est pas sous le contrôle de l'ennemi.

 

2 Heures de vol à peine, se déroule sans encombre.

 

11 Heures:

Les dakotas se présentent sur la zone de saut à 250 mètres d'altitude.

séparés d'une minute les uns des autres.

     L'axe de largage en évitant l'artillerie et le DCA,

Les 42 dakotas qui transportent le 6 abordent la longue plaine de DIEN BIEN PHU par le Sud.

 

A droite la NAM YOUN, enroule ses méandres au milieu du paillasson jaunâtre

des rizières piquetées d'obus.

 

A gauche, et en retrait, un grand point d'appui ovale "ISABELLE".

 

La lampe passe du rouge au vert et le klaxon retentit.

Les 42 Dakotas larguent les 613 hommes.

 

Sur une D.Z située à proximité du point d'appui "ISABELLE"

à 6 kms au Sud du camp retranché.

 

Théoriquement hors de portée de l'artillerie vietminh.

 

En réalité, aux aléas d'un saut opérationnel,

s'ajouté les obus qui causent un certain nombre de dégâts dans les rangs paras.

La descente dure moins 2 minutes.

 

Une à une les compagnies atterrissent

la terre vibre, les éclats sifflent, les obus de 105, que les artilleurs envoient à profusion.

 

 

 

 

 

 

Malgré tout,

les hommes arrivent à se regroupent  vers un arroyo qui borde

le long de la zone de saut avant de prendre la direction

des "ELIANE."

 

Légères pertes au sol par tirs d'artillerie et mortiers.

2 Hommes de troupes Tués.

 

Blessès par éclats d'obus:

3 S/Officiers et 15 Hommes de troupes.

 

Blessés au saut:

3 Officiers dont BIGEARD,

1 S/Officier et 9 Hommes de troupes.

 

Les 4 Compagnies s'installent en catastrophe dans ces trous

auxquels manque un toit et surtout le matériel pour l'édifier.

 

Le Bataillon va avoir la lourde tâche de s'enterrer sous le feu.

Elle sera remarquablement menée à bien en un temps record.

 

Les paras  creusent abris et tranchées et non que le système D

 pour étayer leur position, au pied d'ELIANE 4.

 

Sur ELAINE 4 avec le 5ème B .P.V.N., cette position

est en deuxieme ligne, couverte par DOMINIQUE 1,

ELAINE 1 et ELAINE2 .

 

 

 

17 Heures:

BIGEARD demande une jeep pour rejoindre le P.C. du GONO.

 

A la nuit, les 4 compagnies sont installent,

prêt à intervenir au profit du prochain point d'appui attaqué.

 

Le P.C de BIGEARD avec la Compagnie de commandement dont les mortiers de 120 m/m

est installé au sommet de la colline est vite creusé et

son toit est constitué de planches  si peu épaisse qu'on se demande

comment elles peuvent supporter l'amas de terre accumulé en protection.

 

Les Compagnies ne sont pas plus favorisées.

 

Le 6 occupe les flânes et la base interne du croissant,

pour l'instant hors de la trajectoire des 105 adverses.

 

Les Compagnies de combat sont réparties au tour du point d'appui

tenue par le 5e BPVN.

 

La 2ème Compagnie au Nord,

la 3ème Compagnie face au Sud-Est vers ELIANE 2,

la 1er Compagnie face Nord-Ouest,

et la 4ème Compagnie face à DOMINIQUE.

Le cimetière du 6 sur le flanc Ouest de la colline.

 

 

17 Mars 1954,

 

 

1 Compagnie avec chars font liaison vers C.R. "ANNE-MARIE."

La reconnaissance prise sous un violent tirs d'artillerie se replie.

 

Il désigné la 4ème Compagnie, elle est prise à partie

à découvert par des canons et des mitailleuses implantées sur les collines.

La 4ème Compagnie a été stoppée dans les collines.

 

6 Heures:

L'ordre de repli est donner à la 4ème Compagnie.

 

 

Pertes:

4 Hommes de troupes Tués et 4 Hommes de troupes Blessés.

 

On admet que des avions ne pourront désormais se pose à DBP

et décoller que de nuit, au prix de risques considérables.

Trois jours après le début de l'attaque et contre toutes les prévisions,

DBP est privé de son meilleur soutien.

 

 

18 Mars 1954,

 

Dès le cinquième jour de la Bataille, le secteur Nord de DBP qui

comprend les trois P.A. BEATRICE, GABRIELLE, ANNE-MARIE,

était rayé du camp retranché.

( Dans son livre le général LANGLAIS explique les raisons de la chute

aussi rapide des positions périphériques.)

 

 

Organisation travaux défense.

Etude contre attaque au profit "ELAINE et DOMINIQUE".

Le Bataillon manque de matériaux pour couvrir ses positions.

La D.C.A. est trop active ce jour on le parachutera de nuit

 

Pertes: 3 Hommes de troupe Blessés dont 1 évacué.

 

 

 

19 Mars 1954,

 

Construction abris, étude reconnaissance contre attaque.

(Aucune autre information sur cette journée.)

 

Pertes: 13 Hommes de troupe dont le LT ELISE.

1 Homme de troupe Tué.

 

12 Parachutistes du Bataillon sont evacués,

dont ceux du 16 Mars.( Dont le caporal PIERS.)

 

 

 

20 Mars 1954,

 

 

Travaux défensifs. Organisation du P.A.

 

 

 

21 Mars 1954,

 

Sérieux accrochage du Bataillon à l'Est des positions sur les premiers

mouvements de terrain à l'Est de "DOMINIQUE."

Objectif efficacement traité par artillerie et mortiers.

 

Pertes: 4 Hommes de troupe Blessés.

 

 

 

22 Mars 1954,

 

 

Organisation des postions "ELIANE 4."

1 s/officier et 4 Hommes des troupe sont parachutés en renfort.

 

 

 

23 Mars 1954,

 

Préparation reconnaissance en vue opération de route

vers "ISABELLE." pour le lendemain.

Pertes: 2 Hommes de troupes blessés.

 

 

24 Mars 1954,

 

 

7 Heures:

Le Bataillon est en opération d'ouverture de route vers

" ISABELLE" sur la rive Ouest.

 

9 Heures:

La liaison est faite.

 

10 Heures:

Accrochage sérieux avec un fort élément V.M.

à 200 Métres Ouest de BAN COMY.

1 Compagnie V.M. avec 57 S.R. et F.M.

cette accrochage va durée jusqu'à 15 Heures.

 

17 Heures:

La mission est terminée.

 

Pertes: 1 Sergent et 1 Hommes de troupes Tués.

2 Sergents et 1 Hommes de troupes Blessés.

 

Pertes V.M. dénombrées: 17 Tués, 4 fusils et équipements récupérés.

 

 

 

25 Mars 1954,

 

Préparation opération pour le lendemain,

sur rive Est NAM YOM.

Travaux organisation terrain.

 

 

 

 

26 Mars 1954,

 

 

Occupation et nettoyage du MONT CHAUVE et de"DOMINIQUE 6".

 

Pertes 1 Hommes de troupe Tué.

6 Hommes de troupe Blessés.

 

 

23 Heures:

Sonnette du 5ème B.P.V.N.

décroche de "DOMINIQUE6" suit harcèlement

 

 

27 Mars 1954,

 

 

3 Heures:

Elle est remise en place sous protection du 6.

Dans la journée une embuscade du Bataillon au Nord "DOMINIQUE6 "

tombe sur une fort rassemblement travailleurs V.M.

enterrés et lui cause de lourdes pertes (Non communiqué.).

 

Le Bataillon reçoit pour mission de faire sauter un important système

de trancher et de blockhaus édifiés durant la nuit et qui coupe la piste.

 

 

7 Heures:

Le Bataillon démarre en tête la 2e compagnie de TRAPP.

 

Pendant 3kms la progression est normale.

Les deux commandos  de tête (Lt corbineau, Lt salamens.),

escaladent les diguettes, s'appuient mutuellement aux passages difficiles.

 

Le Lt SALAMENS  débouche sur le village de BAN KHO LAI

qui s'embrassent le feu se déchaîne!.

 

Le Lt SALAMENS reste bloqué à 30 mètres du Lt CORBINEAU,

qui se porte à sa rescousse.

Les hommes tombent encadrés par les impacts.

 

Il faut plus de 5 heures aux 120 paras de TRAPP,

et au 2 chars restant donc le 3éme a était touché à bout portant,

par une fusée de bazooka.

 

Et appuyé d'ISABELLE et PA central par les 105

de l'artillerie, pour emporter un blockhaus et 100 mètres de tranchées.

Il y avait un bataillon dans le réduit.

 

A la tombée de la nuit BIGEARD se présente au PC de DE CASTRIES,

 

-"BRUNO, il faut que tu ailles me chercher la D.C.A viêt à L'Ouest."

-"Quand ça"

-"Demain prend les moyens qu'il te faut, mets ton affaire en musique

tu as carte blanche. "

DE CASTRIE lui explique sur le plan les villages de BAN BAN

et de BAN ONG PET à 2 kms du P.C.

 

-"D'accord, ce sera fait deux objections

seulement consentir une casse sérieuse chez les meilleurs

et m'accorder plus de temps pour préparer l'opération."

-"Pour la casse on verra quant au temps, mets-toi au travail tout de suite."

 

 

 

 

 

 

 

28 Mars 1954,

 

Plus aucune lettre ne peut quitter DIEN BIEN PHU.

 

Action contre D.C.A. Viêts agissant sur BAN NAM BO.

 

 

2 Heures du matin:

 

Briefing:

Auquel participent,

- Le Capitaine THOMAS adjoint de BIGEARD

-Le Commandant CLEMENCON, Commandant un bataillon de la légion.

-Le Capitaine HERVOUET, Commandant les chars.

-Le Commandant TOURRET, Commandant le 8eme CHOC.

-Le Commandant GUIRAUD, Commandant le 1er B.E.P.

-Le Colonel Commandant l'artillerie.

-L'Officier  appui aérien.

 

MISSION:

Anéantir le maximum d'armes D.C.A.

situées dans les tranchées viêts à l'Ouest des "ELAINE".

Sur ordre de BIGEARD décrochage rapide en manoeuvrant rapide,

en profitant de la totalité des appuis.

 

 

RENSEIGNEMENTS SUR L'ENNEMI:

-La division 308 à l'Ouest,

-Un régiment signalé dans la zone d'action.

-2 Bataillons en protection de la D.C.A.

 

 

CONCEPTION DE L'OPERATION:

-Bataillon de la légion en recueil

en place à 5 Heures du matin.

- 8eme CHOC axé sur BAN PAN,

6 Heures tête de Bataillon à 300 mètres de l'objectif.

-6éme B.P.C. axé sur BON ONG PET,

6 Heures tête de Bataillon à 300 mètres de l'objectif.

-Le 1er B.E.P. en réserve suivra le déroulement à la radio,

prêt à intervenir si besoin préavis de 5 minutes.

- Le PC avec la compagnie de la légion en recueil, au centre du dispositif.

 

APPUIS ARTILLERIE:

-A 6 Heures, concentration sur BAN PAN

Avec 36 canons et mortiers.

-A 6 Heures 10, même scénario sur BON ONG PET.

-A 6 Heures 15, 50% des moyens artilleries au 8e CHOC,

50% au 6e B.P.C. diriger directement par les commandants de compagnies.

 

BLINDES:

Les chars camouflés à proximité du P.C de BIGEARD

prêt à agir sur son ordre au profit de l'unité la plus engagée.

 

 

5 Heures 50:

BIGEARD  chuchote dans son combiné radio.

-" BRUNO à tous"

-" Dans l'ordre 6e, 8e BEP, votre mise en place est-elle terminée ?"

Il égrène la litanie des unités, attend  qu'elles coupent par deux fois le bruit

de fond signal conventionnel pour indiquer que tout va bien.

 

6 Heures 15:

Le contact est pris, les combats extrêmement violents, acharnés.

A quelques centaines de  mètres en arrière, les pièces de l'artillerie et

De mortier de 120 s'abattent.

La préparation commence, elle doit durer 30mns.

Au plus prés des compagnies de tête.

 

La terre vole le roulement s'amplifie devient orage,

le déluge de fer et de feu s'abat sur l'ennemi.

Déjà les sections de tête se glissent hors des boyaux,

en rampant, gagnant sous le feu des mètres et dés mètres.

Autant de moins à parcourir tout à l'heure, à découvert, face aux mitrailleuses ennemies.

 

6 Heures 30:

L'aviation prend le relais ainsi que les mortiers du LT ALLAIRE.

 

-"BRUNO à PIERRE (Tourret 8e choc) et à THOMAS (second du 6e),

a vous de jouer"

 

L'écho du dernier obus vient de retomber que 300 parachutistes

se ruent en avant de bond en bond, ils grignotent le terrain.

Les viêts se sont ressaisis et ouvrent à leurs tours un feu nourri sur l'assaillant.

Un combat dantesque, âpre ou chacun donne le meilleur de lui-même.

2 Bataillons au complet en face d'eux, les paras sont quatre fois moins nombreux.

 

Malgré des passes difficiles, ils auront toujours le combat à leurs mains.

 

Dans le ciel les bearcats son exacte au rendez-vous,

sans attendre commence son matraquage de balles et de napalm.

La terre tremble sous les balles, l'air vibre sous les langues de feu du napalm.

 

Mais les paras ne lèvent pas les yeux.

Ils rampent, se regroupent, bondissent de trou en trou.

 

La section du LT VIGOUROUX est en pointe,

l'échange rageur des rafales et des grenades.

Un combat d'infanterie au milieu du tonnerre.

 

En avant le LT active ses hommes.

 

A 20 mètres d'eux une mitrailleuse,

3 grenades s'envolent, franchit le parapet et disparaît derrière un tumule de terre.

 

Le LT bondit, près de lui, le chef des voltigeurs DOAN

emmène son groupe, fait trois pas et tombe... MORT.

Ses hommes le dépassent, ils tombent à leurs tours.

Alors seulement les grenades éclatent.

 

Le LT VIGOUROUX à sauté dans l'emplacement de la mitrailleuse,

elle est hors d'usage la boite de culasse percée par un éclat,

autour les six servants sont morts.

 

 

 

 

 

 

 

 

Il contact BRUNO directement,

-"BRUNO ? objectif atteint... j'ai des pertes,

mais je viens de piquer une mitrailleuse.

 

La main du LT qui retombe laissant échapper le combiné.

Les voltigeurs comprennent, mais trop tard le LT glisse sur le coter.

Il vient de recevoir une balle en plein front.

Le corps du LT est ramené par ses hommes au P.C du 6.

 

Les compagnies sont sur la brèche depuis près de 4 heures.

Le front s'étend sur plus 1 kms, sur le terrain,

c'est une mêlée sauvage.

 

Des trous pris et perdus.

Des tranchées sont l'objet de furieux corps à corps

qui se terminent au poignard.

 

10 Heures:

Il est impossible à l'artillerie comme à l'aviation d'intervenir,

c'est désormais une explication de fantassin à fantassin.

 

La 1er celle de LE PAGE au milieu du PA ennemi grignote le terrain.

Les viêts se sont retranchés dans des sapes creusées au fond des boyaux.

Pour les neutraliser, il faut les sortir, hommes par hommes

à la grenade à la baionnette, au poignard.

 

BAN PAN et BAN ONG PET disparaissent

presque entièrement dans la poussière et la fumée.

 

Au Sud, la 4e compagnie celle de DE WILDE a pénétré profondément dans le dispositif ennemi.

Une à une ses sections ont conquis les boyaux d'accès qui rejoignent la tranchée principal

ou risquent d'arriver des renforts.

 

 Le plus urgent consiste à bloquer cette tranchée.

La section de JACOBS est engagée, à 30 mètres, contre un fort élément ennemi.

 

Placé une pièce FM récupérée  par une section voisine en bouchon, face à l'Ouest.

 

Très vite,

le combat s'engage le piège se referme sur l'ennemi

a dépêché des renforts aux 2 Bataillons bousculés, trop tard les paras tiennent le terrain.

Pour déboucher, les renforts sont obligés de sortir de la tranchée et de s'aventurer sur le glacis.

C'est le massacre... !

 

 

 

 

 

Pendant 2 Heures durant, la petite équipe de la 4e bloque les viêts.

Derrière eux, les camarades peuvent manoeuvrer,

investi les alvéoles de pièces, neutraliser les armes lourdes.

 

Neuf longues heures à se battre, à donner des assauts, à ramper, à bondir,

se faire tuer sous la chaleur et les obus adverses...

 

BIGEARD appelle ses chefs de compagnies.

Tous ont atteint leurs objectifs.

 

15 Heures:

Le repli est décidé appuyé par toute l'artillerie,

l'aviation et les 81 du LT ALLAIRE, qui fera tirer prés de 3000 coups.

 

La 4e compagnie elle a perdu ses 2 Officiers,

DEWILDE a été touché par une balle de 12.7.

Et JACOBS a été tué en assurant le repli.

 

La 1er compagnie prés d'une dizaine de tués,et deux fois plus de blessés.

 

Bilan est trés trés lourd:

16 Tués dont 4 Officiers, (Lt JACOBS et LT LEVIGOUROUX.)

23 Blessés dont 4 Officiers ( Lt DE WILDE.)

2 chars bazookés.

 

Pertes ennemies:

350 Tués environs dont 1 chef de Bataillon.

1000 probablement hord de combat.,

5 armes loudres de D.C.A.

14 F.M.

100 armes,

10 prisonniers de la division 308.

 

De toute l'histoire de la guerre d'Indochine jamais encore n'avait

été réalisé un tel bilan au combat.

Le tout à l'actif du 8ème et 6ème B.P.C.

 

Autre sujet légitime de fierté pour les paras, ils ont fait preuve que hors de portée

de l'artillerie ils étaient meilleurs fantassins que les bo-dois.

Ils ont attaqué à un contre dix.

 

BIGEARD pour sa part, et très loyalement rend hommage

à ceux auxquels il devait son succès," A mes cadres, à mes hommes,

à Tourret et son bataillon."

 

La piste d'atterrissage est désormais impraticable du fait de

l'artillerie viêt-minh.

 

 

29 Mars 1954,

 

Au matin, en présence de BIGEARD et de ses officiers,

le LT VIGOUROUX  est inhumé au cimetière central.

 

BIGEARD laisse le commandement du 6 à THOMAS.

BIGEARD devient l'adjoint de LANGLAIS.

 

Des mouvements ennemis sont signalés à l'Est.

 

BIGEARD le signale à LANGLAIS

qui décide d'aller inspecter les défenses des points d'appui des premières ligne,

les DOMINIQUE et les ELIANE.

 

1 Compagnie du Bataillon en renfort 5ème B.P.V.N.

 Sur ELIANE 2 à 100 mètres devant une vive fusillade éclat

 

le LT LEBOUDEC interroge,

le LT DATIN (1er Commando de la 3ème Compagnie.)

rend compte, il est sur le mont chauve.

-" Il y'a du gros devant moi..."

-"Repliez-vous, je vais faire donner les mortiers."

 

ALLAIRE  est prêt.

 

-"Les quatre premiers coups sont déjà sur trajectoire.

-"Bien, je vais voir."

 

Toute la nuit, le LT DATIN a tenu, sur son éperon du "MONT CHAUVE."

Au matin pour rentrer, il a été obligé de boucher une tranchée

que l'ennemi avait creusé entre sa position et "ELAINE 2."

 

 

30 Mars 1954,

 

Va commencer une des plus grosses batailles du siège,

 

 

LA BATAILLE DES CINQ COLLINES.

 

11 Heures:

Une ouverture de route avec destruction un élément V.M.

région BAN KHG LOI.

 

18 Heures 15:

Il tombe des cordes.

 

Début d'un matraquage intense par l'artillerie viêts,

particulièrement sur les "DOMINIQUE et "ELIANE".

 

Dans leurs trous, les paras rentrent le cou dans les épaules.

Ils attendent, ils ne peuvent rien contre des obus, que de subir.

Ils ne voient plus à 10 mètres...

 

18 Heures 30 :

A cet instant le LT ALLAIRE et ses mortiers

sont au pied de "DOMINIQUE 2".

 

Ils s'enterrent sur place comme ils le peuvent,

dés que l'enfer se calme, ils rejoignent "ELIANE 4",

sans imaginer un instant qu'ils resteront là jusqu'au 7 mai,

sans plus pouvoir bouger.

 

Les "DOMINIQUE" ont été conquis en 1 heure,

la division 308 au Nord-Est,

la division 310 au Sud-Est ont conquis leurs objectifs.

 

 

19 Heures 30:

Les paras du 6 voient refluer les Algériens et les Marocains

les uns abandonnent  "DOMINIQUE 1" ET  "DOMINIQUE 6",

les autres quittent "ELIANE 1 ".

 

Le 6 censé être la pour la contre attaque, se retrouvent en première ligne.

 

20 Heures:

Debout sur son abri  BRUNO voit défiler

tous ces nord africains venant d'abandonner

leur position et se dirigeant  sur le centre de résistance principal.

 

D'"ELIANE" 4 ont entends les légionnaires sur "ELIANE 2"

Les combats dureront toute la nuit.

 

Malgré les pertes vitales des "DOMINIQUE 1,2,6" et "ELIANE 1",

le moral est extraordinaire,

parachutistes et légionnaires sont fantastiques.

 

22 Heures:

Voila 4 heures que l'attaque des collines de l'Est a commencé

Les parachutistes ont pu se faire une idée de la situation

elle est désespéré.

 

23 Heures:

Le Bataillon intervient aux mortiers 81 sur V.M.

au pied d"ELIANE 4"

 

Le Lt LEBOUDEC est convoqué au P.C de BIGEARD.

 

-"Voila la situation sur "ELIANE 2",

LUCIANI (BEP), tient toujours il a demandé des renforts

Actuellement les légionnaires de la compagnie MARTINase dirige vers lui.

Je vous envoie en renfort j'ai choisi la CIP parce que vous connaissez le terrain."

 

-" Au jour TRAPP  ira vous soutenir,

LANGLAIS était prêt à abandonner les pitons quitte à tenter

de les reprendre au matin, je ne suis pas de son avis."

 

-" Il vaut mieux s'accrocher sur ceux qui peuvent tenir il ne faut pas lâcher à aucun prix."

 

 

 

 

 

 

 

 

31 Mars 1954,

 

 

6ème BP.C. dans le région "ELIANE 4 et DOMINIQUE 5"

 

Pourquoi affaiblir le 6, pour reprendre un terrain qu'ils ne pourront pas conserver ?

 

Un cafouillage s'est-il produit pendant la nuit?

 

Le Lt LEBOUDEC a d'abord reçu l'ordre de renforcer "ELAINE 2"

aux premières heures mais, quand il se presente à la chicane personne

ne l'attend et il a failli se faire écharper.

 

Le Lt raconte:

"Je connaissais le terrain qui se trouvait dans mon axe de sortie

"ELAINE 4" et je l'avais reconnu quelques jours plus tôt.

Nous sommes restés environ une demi-heure, sans vraiment participer

à la défense mais sous le feu.

J'ai d'ailleurs perdu un de mes officiers le Lt CHEVALIER qui a reçu une balle

dans la colonne vertébrale. La moelle épinière touchée et

il a été transporté dans un état grave à l'antenne GRAUWIN, où il est

décédé 4 jours plus tard aprés de terribles souffrances.

Le CDT BIGEARD m'a ensuite rappelé pour appuyer le Lt TRAPP."

 

 

2 Compagnies (3ème Compagnie du Lt LEBOUDEC.)

(2ème Compagnie du Lt TRAPP, la 1er section sera envoyer) sur "ELAINE 1".

 

Le matin écrit le Lt TRAPP," Après cette nuit au cours de laquelle, sans vraiment combattre,

nous avions à déplorer déjà trop de pertes, nous devions contre-attaquer "ELAINE1",

abandonné par les marocains. Attaquer en plein jour un piton organiser, cerclé de barbelé,

occupé par des élélments importants, cela semblait une folie.

Il fallait pourtant le faire. Pour moi, il s'agissait d'engager peu

de monde à la fois mais réussir du premier coup.

C'est pourquoi je confiai au Lt CORBINEAU la mission de prendre pied sur le point d'appui.

Il partit en tête, entraînant ses hommes et réussit."

 

 

MINUIT:

Le Lt LEBOUDEC transmet les ordres à ses chefs de section.

 

Un à un les paras de la 4ème Compagnie sortent de leurs trous,

à la lueur blafarde des lucioles,

ils se faufilent hors de leurs tranchées pour atteindre leur base de départ.

Il faut pour cela, traverser un glacis exposé au pied "ELIANE 1".

Langue de terre plate qui s'enfonce à découvert sous les viêts

qui ont installé leurs premières bases de feu en limite

basse des réseaux de barbelés.

 

Courbé sous le poids des munitions et des grenades,

les trois commandos traversent contournent le pied "ELIANE 4"

sautent la piste qu'empruntent parfois les commandos suicide,

entre "ELIANE 4" et  "ELIANE 2", après une route toute droite.

 

TRAPP a envoyé une estafette, pour aiguiller

les paras le long d'une piste dégagée

récemment au bulldozer,

qui grimpe en trace directe jusqu'aux bords du P.C de LUCIANI.

 

 

1 Heures:

 

LEBOUDEC arrive au sommet "ELIANE 2"

LUCIANI tient toujours épaulé par 150 légionnaires

Un par un les paras de la CIP commencent à déboucher sur la crête.

Dans le bruit, fureur, fumée et explosions.

Sur le "MONT CHAUVE" les armes lourdes donne à pleins en direction

de "ELIANE2".

 

Sur l'aile gauche, les viêts ont entamé un débordement en faisant

sauter un par un le réseau de barbelés.

Il faut attaquer c'est la seule solution pour éviter  l'encerclement.

Mais les paras savent que peu d'entre eux ont une chance d'en revenir entiers.

 

Ils se regroupent, en rampant à distance d'assaut.

Dès que les sections sont prêtes.

Les paras foncent...

en hurlant, et entame le combat, des hommes tombent,

fauchés par les rafales et les torpilles.

 

En queue de section le sergent PERRIN, relève les blessés,

encourage les hésitants

Il galope, dédaignant se baisser devant l'ennemi.

La compagnie du Lt TRAPP vient renforcer les copains.

 

Les viêts s'accrochent, puis hésitent et par petits paquets,

commencent à décrochent.

 

A l'aube:

Ils repassent la brèche du réseau de barbelé.

 

6 Heures:

La radio ennemi annonce

-" La colline 464 est à moitié conquise"

 

Mais le Lt TRAPP rectifie:

-"ELIANE 2 est toujours à moitié à nous".

 

Ce qui est certain c'est qu'avec moins de 150 hommes,

les pars et légionnaires ont contenu 12000 ennemis lancés

en vagues compactes contre un petit sommet dont ils  croyaient ne faire q'une bouchée.

 

DE CASTRIES décide de contre-attaquer,

il fait appel à LALANDE qu'il charge de monter une opération

avec le 3/3e REI accompagné par trois chars du Lt PREAUD

il se trouve sur "ISABELLE"

De dégager en prenant à revers, "ELAINE 2 "

les tranchées en bouchons installées dans la nuit par les viêts.

 

 

 

 

 

 

  8 Heures:

 

"ELIANE 2" est dégagé.

Le 6ème reprend "ELIANE2"

 

 

13Heures 30:

 

Le 6 sur "ELIANE 1" et le 8ème CHOC sur "DOMINIQUE 2"

Les deux contre-attaques constituent la plus grave

erreur commise à DBP depuis le début de la bataille.

 

Pourquoi affaiblir de bons bataillons (8e choc et le 6 ),

pour prendre un terrain qu'ils ne pourront pas  conserver.

 

 

Contre toute logique DE CASTRIES et LANGLAIS

maintiennent l'ordre de contre-attaque.

 

T.O HANOI:" Pas de renfort"

 

Pour le Lt TRAPP il s'agissait d'engager peu de monde à la fois

mais réussir du premier coup.

 

C'est la section du Lt CORBINEAU de prendre pied sur le point d'appui.

 

Le Lt dispose sa section au bas de la pente,

à l'abris de rebord de la piste,

il interroge son radio (mon oncle) du regard,

C'EST L'HEURE.

 

Une enjambée le porte sur la route défoncée,

grasse de la pluie de la nuit.

Quelques pas et le terrain s'infléchit, vers le haut.

 

Tandit que les premiers tireurs ennemis,

embusqués derrière des remparts hâtivement

creusés pendant la nuit, se dévoilent un à un.

Les paras ralentissent, les jambes sciées par l'effort,

grenades, rafales, cris.

Le haut du piton a disparu dans la fumée

du barrage d'artillerie et de mortiers.

Il ne se sont même pas aperçu qu'ils avaient coiffé la première tranchée.

A la même hauteur, le 6e CIP aborde à son tour

la première ligne de défense.

 

Le Lt LEBOUDEC tombe, la poitrine traversée de part en part.

 

L'adjoint du Lt emmène la 6 à l'assaut et s'écroule,

les jambes fauchées par l'explosion d'une grenade.

 

 

7 Heures:

Le Lt CORBINEAU avance toujours la terre se soulève se pulvérise

et noircit, il arrive au sommet du piton,

se retourne, appel son radio pour hurler son succès

il tombe, fauché à son tour.

 

Il y a un instant de flottement dans la section.

Autour du corps du LT, étendu au bord de la tranchée,

trois hommes sont tombés, après avoir tenté de lui

porter secours.(CROCHEMORE, RONGEAT et mon oncle).

 

Au-dessus des compagnies, l'aviation hurle et se déchaîne.

 

 

 

 

 

9 Heures:

Les compagnies poursuivent leur conquête,

l'assaut ne s'est pas brisé sur la résistance ennemie.

CAZENEUVE a rameuté les survivants de la section,

il les a regroupés, leur a donné de nouveau objectifs.

 

Pendant des heures, attaques et contre-attaques se succédent

sans répit pour le sommet " ELIANE 1".

 

La compagnie de TRAPP a la désagréable surprise de trouver

les tranchées de cette position complètement éboulées,

alors que les tirs ennemis s'amplifient.

Sans abris les paras du 6, allongés dans la boue grasse,

cherchent à se faire le plus petit possible.

 

Les paras du Lt TRAPP installent leur point de résistance.

Ils sont relevés en début d'après-midi par la 1ère du Lt LEPAGE.

 

15 Heures:

Lt-LE PAGE, le seul commandant de compagnie encore valide

fait le point à BIGEARD

" avons réoccupé les 3/4 de la position,

mais nous ne tiendrons que si nous recevons des renforts..."

 

15 Heures 30:

Il faut lâcher "DOMINIQUE2"

 

17 Heures:

" ELIANE 1" a été reprise, mais la bilan est lourd au 6

Le colonel LANGLAIS ordonne aux deux compagnies

de décrocher, faute d'avoir pu obtenir des renforts parachutés.

 

 

18 Heures:

BIGEARD donne l'ordre au Lt HERY de se porter sur "ELIANE2"

avec la 4e compagnie réduit de moitié.

L'ordre donne au Lt et de "casser du viêt"

pour donner de l'air à la position.

 

La 4 se met en marche l'obscurité est rayée par des centaines de

traceuses sur fond d'éclatements répétitifs.

 

L'approche est difficile car les viêts matraquent les itinéraires.

 

20 Heures 30:

Une forte préparation d'artillerie ennemie annonce

que les  mécanismes de la bataille se

réenclenchent et qu'une nouvelle nuit blanche se prépare.

 

La compagnie HERY qui avait entrepris le nettoyage des "CHAMPS-ELYSEES"

reçoit de plein fouet le choc de la première vague d'assaut.

 

 

22 Heures:

LANGLAIS laisse BIGEARD juge:

S'il ne peut vraiment plus tenir, qu'il se replie...

Bigeard ne le veut pas et CASTRIES non plus

 

 

23 Heures:

L'ordre replie pour les Compagnies du 6,

sur "DOMINIQUE 2" et "ELAINE 1".

 

Au soir, il ne reste pour seuls points d'appui, à l'Est que

"ELIANE 2" et " ELIANE4 ".

Les viêts tiennent tous les autres...

 

Le bilan est lourd:

A l'exception de LEPAGE,tous les chefs de section

ont été tués ou blessés.

Certains, ont repris leur place, voire le commandement de

leur compagnie c'est le cas de Lt DATIN qui remplace Lt LEBOUDEC.

 

La 4ème Compagnie ( Lt DEWILDE ) sera dissoute et les survivants répartis entrent

les 3 autres compagnies.

 

Bilan Pertes du mois de MARS 1954.

10 Officiers: 2 Tués et 8 Blessés.

8 S/Officiers: 1 Disparus, 6 Tués et 22 Blessés.

194 Hommes de troupes: 3 Disparus, 38 Tués et 153 Blessés.

Soit 233 Parachutistes.

 

 

AVRIL 1954,

 

La bataille va atteindre en AVRIL un niveau de violence

qui surprendra tous les observateurs.

 

L'effectif opérationnel est de 401 Parachutistes.

 

 

1 Avril 1954,

 

Mon oncle ce jour et nommé au grade de CAPORAL.

 

La pression continuer à se maintenir sur l'ensemble du camp retranché.

 

Aux premières heures, après une nuit effroyable

"ELAINE 2" tient toujours.

 

Sur "ELIANE 2",

les 3 Compagnies dont celle de S-chef SAUTEREAU

se battent sans discontinuer depuis 36 heures.

 

Sur "ELIANE 4",

c'est l'apocalypse !

Terre noircie, labourée par les obus, paras enterrés vivants,

les hommes hagards n'ont pas dormi une minute, fatigues

qui s'ajoute à toutes celles endurées depuis 21 mois!.

 

Pertes:

11 Hommes de troupes tués,

4 Hommes de troupe Disparus et 1 Officiers.

30 Hommes blessés, 4 S/officiers et 26 Hommes de troupe.

 

 

2 Avril1954,

 

 

Le rédacteur du journal du 6 écrit "Très lourdes pertes pour toutes unités.